Une solution peut-être ? Chacun sa part...
- 11 nov. 2012
- 3 min de lecture
Au moment où Rue89 publie le témoignage de deux agriculteurs américains sur les méfaits des OGM et du monopole de Monsantos, je suis plongée dans la lecture du Manifeste pour la Terre et l'Humanisme de Pierre Rabhi, qui dresse un rapide bilan de l'agriculture dite moderne et de l'exclusion par celle-ci de de la notion de terre mère.

Peut-être l'avez vous déjà entendu raconter cette légende amérindienne qui résume sa philosophie et la base de son engagement : Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! » Et le colibri lui répondit :« Je le sais, mais je fais ma part. » Je vous en conseille la lecture ainsi qu'un petit tour sur le site de Terre de liens qui agit concrètement, depuis 1998, pour permettre l’installation de paysans et le développement d’une agriculture biologique. Dans le cadre du mois de l'économie sociale et solidaire, ils seront présents à une table ronde L'épargne citoyenne pour changer l'économie, le mardi 13 novembre à 19h en salle des fêtes de la Mairie du 12e. Que faire avec tout cela? Chacun sa part sans doute! Pour aller plus loin...

Terre & humanisme Mouvement Colibri TERRE DE LIENS Leur constat et leur questionnement: Les terres agricoles, socle de notre alimentation et de nos paysages, se font de plus en plus rares dans l’Hexagone. Les modèles agricoles intensifs et l’usage de produits phytosanitaires remplacent une agriculture paysanne de qualité avec pour conséquences des paysages, des sols et des ressources naturelles qui se dégradent au fil des jours. Un petit nombre d’exploitations continuent de s’agrandir en accaparant la ressource foncière, au détriment de jeunes agriculteurs qui se découragent face aux difficultés d’installation: - 200 fermes disparaissent chaque semaine, entraînant dans leur sillage une chute brutale du nombre de paysans - 1300 hectares d’espaces agricoles et naturels sont recouverts de béton chaque semaine - Les prix de la terre ont quasiment doublé dans la dernière décennie Ce contexte ne permet plus la transmission intergénérationnelle, grippe les dynamiques agricoles en milieu rural et péri-urbain, et contribue au dépeuplement des campagnes. Comment, dans un tel contexte, permettre aux nouvelles générations d’assurer la relève agricole et la redynamisation économique dans les territoires ruraux ?
Leurs réponses et les outils mis à la disposition des agriculteurs et des citoyens - Un réseau associatif accompagne les paysans pour leur accès à la terre, informe et rassemble autour des enjeux fonciers et agricoles, et permet au projet d’être ancré dans une dynamique citoyenne et locale. - La foncière, outil d’épargne solidaire et d’investissement ouvert aux citoyens : le capital accumulé permet d’acheter des fermes pour y implanter des activités agri-rurales diversifiées. - Le fonds de dotation, reconnu d’intérêt général, est habilité à recevoir des dons, legs et donations de fermes. Il préfigure une future fondation avec reconnaissance d’utilité publique, qui garantira l’usage responsable des terres à très long terme. En 2012, 25 000 000 € ont été collectés et 70 projets accompagnés.

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